vendredi 30 septembre 2016

2016 et une page blanche. C'est un trésor cette vie de pigeons.
Tout d'un coup ça me rappelle ma vie d'avant et ma vie de maintenant. Suffit la magie. Comme des parts oubliées de moi-même.
Montréal maintenant, et la lune noire de concerts de chars de police au loin. Me demande bien c'qu'ils ont encore fabriqué, tous, à l'extérieur de mon logis douillet. Les gyrophares ou les outardes, c'est la lune noire du 30 septembre.
J'ai lu les histoires de Dauphin en riant, les histoires d'Hugo et l'histoire de Zulema perdue de vue because la vie. Mais j't'aime encore. J'vous aime tous encore de faire partie de moi. J'ai même pas fini de tout lire, parce que j'ai cliqué sur "nouveau billet"...que personne lira sans doute jamais. Ou pourquoi pas. Je sais pas si c'est la lune ou les racines mais ça me revient et ça me fait baume au coeur. Dieu qu'on peut se diluer avec les années. Pis dire que ça, c'était le bon temps. Pourtant. La guerrière en moi me dit que c'est encore le temps. Que c'est toujours le temps et que la mémoire, faut l'actualiser. La faire renaître. Ailleurs ou ici, discrètement ou pas, mais vivre.
Écrire nos vies devient moins public et plus pudique. Les internets nous dictent une conduite. Fuck. C'est là qu'on voit. D'où réveiller la mémoire et se réapproprier des bouttes de notre essence. Comme ne pas cesser d'exister. Comme retrouver l'innocence sacrée qu'on cherche tout le temps sans chercher, parce qu'on est occupés ailleurs.
Ya du monde qui déménage à côté de chez nous. Qui emménagent, en fait. J'entends cabosser ça dans les murs. Tantôt y'avait un gros meuble reluisant, un genre de buffet sur le trottoir. Y'était beau. Le truck attendait. J'ai failli rentrer dans un char que j'avais pas vu, en sortant mon char de son parking. Le monsieur dans le truck me surveillait et je me suis dit que j'ai dû avoir l'air d'une méchante pro, à sortir de là sans frapper le char en question. J'ai été bénie sur celle là.
J'ai été bénie sur probablement bien d'autres, depuis mes dernières écritures de Pigeonne. J'trouve que j'écris bien.
Pis ça me fait me demander où je suis, maintenant.
J'pense que j'aimerais toute lover tout le monde en même temps, ça doit être la lune noire. J'pense que j'aimerais toute ramener tout ça, des fois. D'où retrouver les racines, d'où renaître de l'acquis.

Merci merci.

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