Nous étions tous devant cette fenêtre à essayer de voir ce qui s'y passait, ne s'y passait pas. Les pas lourds et les pieds légers sous la fenêtre, et quelques fois nous cognions dedans pour voir s'il y avait quelqu'un de l'autre côté. Parfois un miroir, puis plus rien, le vent qui passe et l'air qui entre. J'aurais dû mettre des plastiques dans les fenêtres, y ferait plus chaud.
Le chat se roule en boule et resserre sa boule avec une queue au bout quand l'air passe. Le chat entre en courant sur mon bureau, glissant sur les objets qui traînent partout et faisant gronder la maîtresse. Qu'est ce que je dis, comme si j'étais la maîtresse de quelque chose, d'un être, d'un animal. Hahaha. Je suis la maîtresse de moi-même, et parfois je ne suis la maîtresse de rien et je m'échappe. Je laisse tomber trois mots pour marquer mon passage, faire une trace de patte de lièvre dans la neige citadine.
La charrue passe dans la rue pendant que j'écris, demain sera tout propre tout neuf comme un petit soulier qui brille, de l'autre côté de la fenêtre, la vie aura continué de se recommencer.
La lune me faisait un petit sourire gêné, ce soir, au-dessus du fleuve.

Et je m'échappe ... j'adore xxx
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