vendredi 11 mars 2011

Survivre en tsinami...


Hier soir j’ai fait un ostique de rêve; une chance que t’était pas là, t’aurais reçu une maudite claque tellement qu’ça m’a réveillé quand qu’ma main a frappée du bon bord d’l’oreiller. Le pire c’est que je m’en rappelle à peu près pu; je sais juste qu’on avait la peau toute craquée avec des brillants dans les plis pis qu’ça sentait la peur comme si on était des loups enragés. J’t’ai pu capable de regarder. Pis le reste de mes autres rêves, ce n’était pas mieux. Quand je me suis réveillé pour de bon, c’était la tempête dehors; même mes fenêtres étaient bourrés de neige; cristi d’journée. Chuis descendu dans cave avec mon café, mis du poêle dans mon bois pis j’ai braillé; je le sais, tu vas encore me dire que chuis braillard, mais qu’esce tu veux quand on est né dans ruelle proche des poubelles; on fait avec c’qui a à faire et moi, les cristi d’poubelles aujourd’hui, je ne peux même pas les mettre sul’bord d’la route tellement que je les retrouve pu et la route, crois moi, je ne sais plus où elle est. J’pense que le chauffeur d’la souffleuse, y’é parti avec. Maudit pays de malpropre….

En tant qu'astrologue de grand chemin, le chemin, je sais où il est, il est en tssou de la route. La souffleuse a fait ce qu'elle a pu pour souffler sur les larmes de neige. Hier soir aussi j'ai fait un moustique de rêve. J'ai rêvé que le père de mon fils du sain d'esprit s'était acheté un autobus scolaire. J'ai rêvé à des moyens de transport, je suppose que ce n’est pas surprenant étant donné que je passe plus de temps en mouvance qu'au beau fixe ces derniers jours. Puis toute la vie, finalement. On peut en brailler, on peut en rire. J'ai choisi d'en brailrire, ça dépend des jours. T'es pas plus braillard qu'un 25 cennes, si je te dis que t'es braillard, c'est juste pour me sentir moins tusseule de ma gang dans mon miroir des 8 chaudrons.
Moi des brillants dins craques de joues, j'ai rien contre ça, mais juste si ça mord pas les larmes de zyeux. Pis les claques de loup, c'est fait pour les rêves pis pas ailleurs.
Dans les rêves ya une autre vie qu’on ne vit pas le jour au soleil. On est chanceux.
L'hiver achève, courage mes amis. Le soleil nous promet déjà que ça s'en vient, les p'tits becs sur les joues qu'y'ont pas besoin de manteau.
On est chanceux, on est don bin chanceux de toute, ça commence quasiment à être fatiquant, on a 4 saisons à notre service, pour nous occuper, nous émerveiller, nous faire damner,  nous faire dégoutter, nous faire frissonner, nous remplir les poumons, les yeux, les gueules de grenouilles, les oreilles de poisson, et les cheveux de moutons. Moi je trouve qu'on a le ventre plein.
Pis brailler, des fois, on aime ça, au creux du creux de la saison. On rira après.

Merde, mais là j'avoue ne plus trop savoir c'qui se passe; chuis à Montréal malade; malade dans ma peau, mon corps; ça sent pas bon; je gèle, je décongèle de tout partout; j’ai la chair de poule; de poulet; la chair folle. Hier dans la nuit, je n’ai pas pu dormir; trop de vomi qui voulait prendre toute sa place. J'braille pu; chuis dur comme une roche; moi qui d'habitude transporte le plaisir dans ma peau, la tendresse sur mes os. J'ai frette de peur; c’est le loup qui me ramène au sous-bois; c'est comme une tempête de frette en d'sous ma couverte... Je contrôle pu rien; c'est le gros mal qui nous rappelle qu'on est fait en peau de chansons. Ce soir la chanson n’est pas belle; faut que je dorme pour que ça réveille ma peau d'mouton. J'marche dans rue à me demander ce que je fais là. Je devais me payer une vue; cé tout juste si je devais finir mon assiette; je suis revenu par la même rue, tout seul avec les grosses souffleuses qui tassaient la neige en tas. J'ai même pas osé regarder l'oeil du voisin qui marchait dans c'te même décor. Mon ventre fait des siennes; y se tortille comme j'ai jamais vu ça; un goût amer qui me sort de la bouche; Qu'esser qui se passe pour qu'aujourd’hui depuis hier soir, ça se mette à jouer d’la trompette. Un lit ben chaud pour rassurer le vivant de la lune par en dedans.
Té chanceuse tu es dans la bonne saison, tu promènes des gros flacons de brillants; moi, c'est juste à ce moment-ci que je m'aperçois que je ne suis pas bien assis sur mon divan orange; mais comme je me connais, un ti coup de vent et je repars en parachute faire la danse. C'est comme un mauvais rêve, mais ce n'est pas un rêve; c't't'une goutte de pluie qui me chatouille par en dedans. Dormir, dormir, dormir pour se réveiller à un bonjour la vie. Ça va guérir; ça guérie tout le temps...

Pauvre toi mon ami.....
pendant que tu m'envoyais le message, moi aussi je marchais dans la rue entre les grattes et les machines à écraser les gens...J'ai marché jusque chez moi de la Gare du Palais, avec mon bagsac pis mon portable dans l'autre main, je voulais me secouer le brillant de train un peu...une belle demi-heure de marche, ya tombé de la neige partout sauf à Ottawa, ya tombé du soleil.
Contente d'être rentrée, c'est la fête à mon chat, y s'est soufflé quequ ballounes...
Prends soin de toi loin de chez-toi, c'est plate être loin quand on file de même...
Faut s'arrêter....après on est nettoyé, prêts pour la poussière d'étoiles....xxxxxx

J'ai dormi dormi dormi pour rester dormi; pas d'étoiles; juste du noir comme ça fait du bien parfois. Je reste avec mon chien qui me regarde dormir; cé lui qui fait la lune; maudit qu'il est fin; en plus y'é d'la même couleur. La ville est au gris; je la vois par la fenêtre; je reste ici entre du frette et du chaud. Tout le temps glisse sur ma peau; je peux compter toutes les secondes tellement qu'il n'y a pu d'bruit. Tu es entrée dans ta maison; ton chat dansait sur son gros terrain d'jeux. T'as ramené du soleil, même les charrues ont du voir ça; le bagsac tout rempli d'histoires. Maintenant faut chauffer ses raisons, je reste allongé à marcher sur le ralenti d'la vie. Je m'en fais pas, je laisse respirer les étoiles qui se chamaillent dans moi; y font finir par se fatiguer pis y vont avoir besoin d'dormir un brin, elles aussi. Quand que je vais être tout neuf dans mes deux souliers, je vais me relever drette, mon rire va me revenir et ça va être un maudit bon temps
pour m'en aller par en avant sur mon désir de tout construire. La vie j'aime ça; 2 secondes et tout est oublié, on passe à autrement. Bon c'est l'heure. Je reste là à respirer. Merci pour ton parfum et bon retour…

Toi t'es malade, et moi je dois vivre un mois avec un plaster dans face. J'te conterai ça, je pense que j'aime presque ça !
On est maganés comme deux pigeons qui ont mangé des vieilles poubelles trop vieilles, mais on est forts comme de l'art en bar, armés comme des poissons rouges avec des coeurs de feu, survivant à tout à chaque jour.
Je te dis à bientôt, poussière de mots !

Et pire quand on m'arrachera les dents d'en avant ; je parlerai la langue glissante entre deux mots d'écriture; nos fans vont aimés notre nouveau look; face de clowns poètes pour les deux pigeons avec des ailes en caramel; donc impossible de s'envoler sans s'coller l'crayon sur la lune blanche. Plaster en couleur sur le visage; Douze beaux plasters avec des numéros pour qu'on attrape le véridique; celui qui est à sa place; et comme cadeau, un abonnement complet pour une année entière aux 2pigeons, et moi je vais mordre, ceux et celles qui se sont trompés. Des vidanges, on en passes-tu du temps là-dessus. J'artourne me coucher dans mon sac comme un poisson dans sa cuillière...... à plus tard, bien avant qu'la poussière nous déchire le cœur. P.S: Sur tes photos sur fraise-soleil, tu caches bien l'ombre de ton plaster, on voit rien que ton bonheur; super beau plaster!!! 
J'ai mis un plaster de spider man sur ma face, ça prend un superhéros pour assurer la job.
Sois bien
Faut rire
Fou rire !


Té une vraie docteure; on voit que t'as fait la guerre dans ta vie antérieure; moi j'étais soldat; me suis caché dans un fossé pis chuis resté là, les yeux fermés; la seule tâche que j'avais c'était de sortir les poubelles; mon capitaine m'a dit tu feras ça jusque temps que j'arvienne; yé jamais revenu, y sait fait tirer j'pense; à vos ordres mon capitaine; chuis toujours là. Les jobs, cristi qu'on les fait bien; on mérite une médaille pis un pâté chinois avec un gros coke, comme les héros dans les états. J'artourne dans l'fossé, j'ai des cochonneries à ramasser........... La guerre n’est pas finie, n-i-nie...... J'entend ça sur me radio à batterie.

Docteure, c'est un peu fort, mais je ris tant que je peux faire rire les autres, mes autres, mes amis. Moi, la guerre, je n’y suis pas allée. J'étais partie aux cerises quand sont venus me chercher pour faire la garde malade. Faque depuis ce temps là je soigne les moustiques avec mes jokes de zinzine. J'espère que tu vas mieux, mieux qu'hier, pire que demain, dans ton chez toi enfin tu vas retrouver ta cave et ton laboratoire de chémissss
Une docteure et un chémisss, on va faire exploser les faces plates !

T'as ben raisin docteure, les faces plates, y'a rien de plus plate mais des fois y'en faut pour que les bonnes se réveillent le jour de l'an sul'bon piton d'l'alchimissss pis qui s'étendent sul'gazon des moustiques, Je porte un moustiquaire dans face, cé plus pratique pour pas que j'attrape des faces voraces; je ne suis pas encore guérie; j'ai le sac malade; j'ai attrapé un vénus de guerre, je pense; cé comme de la dynamite qui me fait sauter mon plaster à moi; et ça colle, ces bombes là; chuis juste trop fragile dans ma cave à gros couvert, le chémisssss tente de marcher entre deux marches, le pied m'arvole par en avant pis le derrière veut pu suivre; je me roule en boulette dans mon litte pis j'pense à toi dans ton champ de cerises, raide vivante qui chante dans les noyaux, un hymne qui fait guérir les plaies........... J'aurais donc dû rester dans ma soupe au lieu de jouer à chimie avec des trucs qui me mangent par en dedans; on est jeudi pis ça parait, parce que le mercredi je sors mes poubelles d'habitude pour qui se fasse griller le poil sous les étoiles; le jeudi y se passe pas grand chose; j'ai juste une peanuts dans tête qui explose............méchant rush de poussièressssssss; le ciel cé pour demain. Au moins chuis che nous près d'mon poêle qui me fait des caresses dans l'dos. Ti-galop!
Un jour à la fois............... encore étourdi mais mieux, un ti-peu.....................

Bon courage mon ami, mon tsinami ! Désentourdisse toi vite...pour moi tu sens les vagues de la planète bleue, tu es envahi de cette grosse vague plate.....

Comme une vague naissante pour réveiller ce brou-haha humain; glisser la colonne au flanc des eaux et se laisser porter dans l'agression d'un corps en alerte. Les sirènes crient eaux secours; les bateaux s'enroulent sur des bâtons
de dynamites de mer et seul le temps peut apaiser tout ça..................... Planète bleue mouvante..................  Je me demande comment les poissons font pour nager, sans se faire frapper. Les pigeons ont des ailes.
Les voyageurs sont dans des cages, attendant une nouvelle destination pour apporter leurs messages; Zut, je suis fait pour un court moment dans ma bouée de secours; tu diras aux copains que je ne suis pas très loin, en vie, en attente et que mon coeur en silence ne désespère pas; message dans une bouteille envoyé de mon lavabo en polichinelle, je donne signe et signalement; le GPS est inutile ici; il ne reconnait pas la véritable raison; le cellulaire, absence de communication. Y’a juste les sorcières qui font le tour d'ici, le balai bien secouer; tout se joue au centre de soi dans un carrosse confortable. La terre cultivée entre en catastrophe sous une montagne cachée sous la mer. Tout devient glissant.............. Les papillons tremblent et attendent. Les enfants ont perdu leurs ballons. Deux trains disparus; où ça? Une seconde et tout est à rebâtir, comme c'est profondément vivant la terre............ Se rebâtir en tout neuf, le portrait souriant................ espérer du bleu plus tendre pour une planète si généreuse, très souvent.  


tu peux le mettre mais faudrait dire que c'est de Hélène Lacelle, la celle qui fait des beaux tableaux....                                                                                        
                                                                           ViDa


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